5- L’articulation entre diplômes et concours
Déposé par le collectif : Contribution de l’IUFM d’Aix-Marseille
Publié le 3 juillet 2009 sous la référence : 2230218
La principale difficulté pour la mastérisation de la formation aux métiers d’enseignant est qu’il faut à la fois préparer à un concours et faire une formation professionnelle de qualité. D’autre part il faut veiller à ce que la position du concours minimise le rapport reçus/collés, tout en offrant aux collés des opportunités de réorientation.
De ce point de vue, le déplacement du concours dans son ensemble au niveau du master 2 n’offre aucune garantie ni en matière de formation disciplinaire (et donc de possibilité de réorientation des étudiants), ni en matière de formation professionnelle.
Une bonne solution pourrait être de placer l’admissibilité à la fin de la licence avec des épreuves reposant sur des critères essentiellement disciplinaires et une admission à la fin du M2. Dans ce cas, la nature et le contenu des épreuves d’admission doivent être définis en fonction des objectifs assignés à la formation, prendre en compte les différents types de concours (mono disciplinaire, bi et pluri disciplinaires, PE ?) et surtout s’organiser sur les trois niveaux de maitrise d’un enseignant : maitrise des savoirs disciplinaires (académiques et scolaires), maitrise de l’enseignement de ces savoirs et maitrise du rôle d’enseignant.
Pour la solution envisagée les effectifs en M1 et M2 seront limités aux admissibles. Aujourd’hui le taux admissibles /admis est de l’ordre de 2. Dans ces conditions la moitié des étudiants serait collée aux épreuves d’admission. Si l’on veut diminuer le nombre de reçus/collés il faudrait réduire le taux admissibles/admis.
Mots-clés associés :
articulation formation / concours - connaissance du système éducatif - entrée dans le métier - master - stages