Contribution des mathématiciens de Paris 6 et Paris 7
Déposé par le collectif : UFRs de mathématiques des Universités de Paris 6 et 7
Publié le 19 juin 2009 sous la référence : 2160114
Depuis le début de l’annonce de la réforme sur le recrutement des enseignants du secondaire, nous avons beaucoup réfléchi à la mise en place et la faisabilité de cette réforme. Nous aimerions faire part de notre réflexion à la commission de suivi mise en place par le gouvernement.
Nous pensons qu’un des dangers de l’allongement des études non rémunérées est l’impossibilité pour des étudiants de milieux défavorisés d’accéder au métier d’enseignant. C’est pourquoi nous proposons un pré-recrutement (l’exemple des IPES est une base de réflexion mais compte tenu de l’évolution du contexte il serait important d’introduire des critères sociaux) par académie en fin de L3 donnant lieu à un statut d’élève-fonctionnaire contre 10 ans de service dû à l’état.
Nous souhaitons aussi insister sur l’importance d’une réelle formation professionnelle en alternance lors de l’année de fonctionnaire stagiaire (après le concours). Il nous semble évident que les nouveaux enseignants auront besoin d’au minimum un demi-service de décharge (correspondant à une diminution effective de l’horaire hebdomadaire) pour pouvoir d’une part préparer correctement leurs enseignements et d’autre part continuer leur formation professionnelle en alternance qui n’aura été qu’ébauchée lors du master enseignement.
D’autre part nous demandons un cadrage national sur les stages afin que la formation professionnelle soit homogène sur le territoire, faisant apparaître des stages en pratique accompagnée en M1 et M2 et insistons sur l’importance du recrutement de formateurs permettant la mise en place de ces stages.
Pour finir, nous pensons qu’un concours en fin de M1 permettrait de proposer un master plus cohérent et plus adapté aux différents publics. En effet cela permettrait la mise en place d’une réelle formation didactique et professionnelle en deuxième année et de réorienter les étudiants ayant échoué aux concours vers d’autres formations. La solution la pire serait de laisser le concours en milieu de M2.
Mots-clés associés :
alternance - articulation formation / concours - bourses - entrée dans le métier - stages