Pourquoi des États généraux de la formation des enseignants ?
Un constat
La réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés a suscité de vives oppositions qui ont conduit à une pause dans sa mise en œuvre. Les contestations ont souvent été sous tendues par des motivations d’origine diverses et des points de vue parfois très opposés. La confrontation des argumentaires n’a probablement pas été suffisante. Le débat n’a pas mobilisé suffisamment tous les acteurs concernés par la formation des enseignants. Néanmoins, deux principes sont l’objet d’un accord quasi unanime. D’une part, enseigner est un métier qui s’apprend, comme en atteste le référentiel de compétences professionnelles des enseignants. D’autre part, la formation des enseignants mérite d’être reconnue par un diplôme de master.
Des objectifs
Sous le parrainage de la ConfĂ©rence des prĂ©sidents d’universitĂ© (CPU), les ConfĂ©rences des directeurs d’IUFM (CDIUFM), des UFR de sciences (CDUS) et de lettres et sciences humaines (CDUL) ont un objectif pragmatique : faire Ă©merger publiquement les conditions nĂ©cessaires de la coopĂ©ration entre les diffĂ©rents acteurs concernĂ©s, les universitĂ©s (IUFM et UFR), l’employeur (Éducation nationale), les organisations reprĂ©sentatives des personnels et des Ă©tudiants, les associations partenaires de l’École (parents d’élèves, associations de spĂ©cialistes…), les collectivitĂ©s territoriales ... Sont attendus toute contribution individuelle ou collective, toute opinion ou tout discours argumentĂ©, susceptibles de faire progresser le dĂ©bat. La conviction forte des initiateurs de ces Ă©tats gĂ©nĂ©raux est que la clarification des points de vue est aujourd’hui une condition première pour transformer la formation et le recrutement des enseignants, dans un esprit constructif et le regard tournĂ© vers l’avenir. La « commission nationale de concertation sur la rĂ©forme du recrutement et de la formation des maĂ®tres » et les groupes de travail constituĂ©s par les ministères pourront se nourrir de la rĂ©flexion de ces États gĂ©nĂ©raux de la formation des enseignants.
Des modalités
Chacun est donc invité à exprimer ses points de vue, à formuler ses attentes et ses craintes sur l’avenir de l’ École, à apporter par ses analyses et ses suggestions des pistes de solutions. Les organisateurs s’engagent à produire et à diffuser une synthèse des contributions qui favorisera la poursuite du débat public et clarifiera les rapports entre les acteurs. Les organisateurs, en proposant ces États généraux de la formation des enseignants, ont le souci de contribuer à un débat qui engage l’ensemble de la société française, son projet pour l’École, sa place, son rôle et ses finalités.
Le 27 avril 2009
